Histoire

En 1926, lorsque Victor et Maria Libert-Lefebvre acquièrent l'immeuble faisant l'angle de la Marie-Joséplein et de la Leopold II-laan  -déjà connu sous le nom Hôtel du Parc- ils ne peuvent pas soupçonner qu'ils vont devenir les fondateurs d'un monument historique unique.

Au début des années trente du siècle dernier, ces exploitants-propriétaires enthousiastes décident de transformer l'établissement et de le rénover entièrement.

Ils font appel à un ami, l'architecte Joseph Van der Banck, qui va entreprendre avec la société de construction ostendaise Versluys et l'entreprise de meubles et de décoration ‘De Kortrijkse Kunstwerkstede' des frères De Coene une véritable métamorphose de l'immeuble.

La façade de l'hôtel s'offre un look Art déco épuré et l'embellissement de l'extérieur et de l'intérieur de la brasserie peut être qualifié d'œuvre d'art totale. Vitraux, éclairage, mobilier, carrelages, miroirs, moulures de plafond...  L'observateur attentif remarquera que les matériaux utilisés, les motifs, le moindre détail s'inspirent du style Art déco. Le verre noir opaque sur la façade, appelé « marbrite » est une invention du Belge Arthur Brancart (1870-1934) , qui l'a produite à partir des années vingt dans les ‘Verreries de Fauquez', à l'époque célèbres dans le monde entier.

Dans l'entre-deux-guerres, la station thermale mondaine connait une période prospère. Mais la Seconde Guerre mondiale vient brusquement y mettre fin. L'Hôtel du Parc compte parmi les trois hôtels d'Ostende réquisitionnés par l'occupant allemand. Il est transformé en Kommandantur. Les années de guerre sont une page noire de l'histoire de l'imposant édifice. Mais notre histoire connaît tout de même une anecdote romantique : lors d'une alerte aérienne, la famille Libert se réfugie dans les caves de l'hôtel et leur fille Fernande y rencontre son futur mari, le médecin Pierre Vincke, qu'elle épouse en 1946.

Après la guerre, une fois la paix rétablie, le tourisme renaît peu à peu dans la ville balnéaire. Mais en 1950, le destin frappe. Monsieur Victor Libert meurt inopinément. Peu de temps après, sa veuve Maria Libert-Lefebvre et leurs fils Henri décident d'abandonner cette vie stressante et ce travail contraignant. Pendant plus de 30 ans, l'Hôtel-Brasserie du Parc sera géré par la famille Blontrock.

Pierre et Fernande Vincke-Libert souhaitent que ‘du Parc' redevienne une  entreprise familiale et saisissent l'occasion lorsqu'elle se présente en 1983. La gestion de l'établissement est confiée à trois de leurs sept enfants : Pierre, Michèle et Christine.

A cette époque, une rénovation/restauration complète de l'établissement s'impose.

Les chambres d'hôtel sont entièrement modernisées pour répondre aux normes de confort moderne et de sécurité incendie.

Dans la brasserie, l'intérieur précieux aussi doit être pris en mains. Comme le comptoir original a disparu depuis longtemps et a été remplacé par un modèle sans caractère qui dépare l'ensemble, la firme Ytor de Middelkerke installe en 1990 un nouveau comptoir signé Jean Janssen.

Grâce au bon goût et à la qualité de la restauration effectuée, de nombreux admirateurs et les instances publiques ont pris conscience du fait qu'il fallait sauver de la démolition ce splendide monument Art déco, unique en son genre.  Sa protection s'est concrétisée avec l'Arrêté ministériel du 27/01/2000 qui a classé l'Hôtel-Brasserie du Parc en raison de sa valeur historique, artistique et socioculturelle. (cv)

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